Qui sommes-nous
myDiscreto® conçoit et fabrique des coques pour capteurs de glycémie et pompes à insuline, en sept couleurs de peau.
« Je porte un capteur de glycémie depuis huit ans. Il est blanc et il se voit. »
— Tom, fondateur de myDiscreto®
01 — Le point de départ
Un problème porté avant d'être résolu
Diabétique de type 1 depuis huit ans, j'ai porté un FreeStyle Libre 2, un Dexcom G7, et porte aujourd'hui une pompe Omnipod et un FreeStyle Libre 2 Plus. Ces dispositifs ont changé le quotidien de millions de personnes. Ils partagent aussi le même défaut : ils sont blancs.
Une pastille blanche sur un bras attire l'œil avant tout le reste. On vous demande ce que c'est. On regarde. Certains jours ça ne fait rien, d'autres si.
Les seules réponses existantes sont des patchs adhésifs — utiles pour la tenue, sans effet sur ce qu'on voit. Et presque tous dans un unique beige, celui des peaux les plus claires. Sur une peau mate ou foncée, un patch beige ne cache rien : il souligne.
02 — Deux points de vue
Ingénieur d'un côté, concerné de l'autre
D'un côté, une formation d'ingénieur généraliste à l'École des Mines d'Albi : passer d'un problème concret à une solution technique — matériaux, conception, essais, industrialisation. De l'autre, ce problème, porté tous les jours.
Être ingénieur et diabétique à la fois a tout déterminé. Aucun besoin d'imaginer ce que ressent un porteur de capteur, ni de faire tester les prototypes par quelqu'un d'autre : je les portais. Une coque qui tenait mal se remarquait aussitôt. Une couleur qui sonnait faux se voyait dans le miroir.
03 — La confirmation
Un besoin qui dépassait mon cas
Les sessions d'éducation thérapeutique — celles qui accompagnent un diagnostic — ont servi de test. Le projet y a été présenté à d'autres patients, tout juste diagnostiqués, et aux endocrinologues qui les encadraient.
À côté de la douleur et des contraintes techniques, qui occupaient une bonne part des échanges, un sujet revenait presque à chaque fois : le regard des autres. Un capteur sur le bras, un pod sur le ventre, et l'impression d'être identifié avant d'être vu.
Chez les femmes, le sujet revenait plus souvent encore, et sous un autre angle : un dispositif posé sur le ventre change le rapport aux vêtements, à la plage, à ce qu'on montre ou non.
Les soignants ont encouragé à poursuivre. Ce besoin était réel, et s'exprimait peu justement parce qu'il n'est pas médical.
04 — La conception
Un an d'essais avant la première vente
Un an s'est écoulé entre l'idée et la première coque vendue. Modélisation 3D, prototypes, recherche de fournisseurs, essais de matériaux, dépôt de la marque à l'INPI, ce site : tout a été fait en interne.
Dessiner une coque prend quelques jours. La rendre portable demande bien davantage : tenir sans serrer, se retirer sans casser, laisser les aérations dégagées, survivre à la douche et à la transpiration, rester assez fine pour ne pas s'accrocher aux vêtements — et ne gêner ni le scan ni la transmission des mesures.
Le plus délicat, ç'a été les clips. Ils doivent retenir la coque pendant toute la durée d'un capteur, et céder assez pour qu'on puisse la retirer sans la fissurer. Entre les deux, la marge est mince.
Il aura fallu une centaine de versions pour trouver le bon ajustement. Trop serrés, ils fendaient la coque au retrait. Trop lâches, ils la laissaient se décrocher dans une manche. C'est la partie du produit qu'on ne voit pas, et celle qui aura pris le plus de temps.
Une coque de 0,5 mm doit être assez rigide pour se clipser, et assez souple pour se retirer sans se fissurer. Tout le travail tient dans cet écart.
05 — Les couleurs
Sept couleurs, et une raison
Une coque « couleur peau » n'existe pas. Il existe des couleurs de peau, au pluriel, et celle qui disparaît sur un bras en désigne un autre.
Sept ont donc été développées, du beige clair au marron ébène, testées sur des peaux différentes plutôt que choisies sur un nuancier. C'est le point qui définit la marque.
Le beige clair, la seule teinte que proposent la plupart des marques, ne convient en réalité qu'aux peaux très pâles. C'est aussi le seul absent de nos packs découverte : il correspond à trop peu de personnes.
06 — L'atelier
De Villefranche-de-Rouergue à Toulouse
L'entreprise est née à Villefranche-de-Rouergue, en Aveyron, là où l'idée a pris forme. Le siège y est toujours.
Les coques, elles, sont conçues et fabriquées à Toulouse. Rien n'est sous-traité à l'étranger : de la modélisation à l'expédition, tout se fait ici.
07 — Le symbole
Le cercle bleu, et le nom
Le cercle bleu est le symbole mondial du diabète. Adopté en 2006, lorsque les Nations unies ont reconnu la maladie, on le retrouve partout où des patients se rassemblent. Ce n'est pas une marque : c'est un signe de reconnaissance.
À l'intérieur, un dégradé de couleurs de peau, du plus clair au plus foncé. Toute l'idée de myDiscreto® en une image : le diabète est le même pour tout le monde, les peaux ne le sont pas.
Le nom, lui, dit ce que fait le produit. Discreto, pour la discrétion — pas pour l'effacement.
Ce que nous cherchons à faire
Pas à cacher une maladie. Un capteur visible n'a rien de honteux, et personne ne devrait avoir à le dissimuler.
Simplement à rendre le choix possible. Certains jours on assume, d'autres on préfère que le regard passe. Une coque, c'est cela : décider, plutôt que subir une pastille blanche qu'on n'a pas choisie.
Une question, une remarque, un dispositif que nous ne couvrons pas encore ? Écrivez-nous — c'est nous qui lisons et qui répondons.